Zelda La Rouge – Martine Pouchain

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Zelda La Rouge est un roman de Martine Pouchain. Il a été publié en octobre 2013 chez les éditions Sarbacane dans la collection Exprim’. Il compte 248 pages. 

 

Résumé

Deux sœurs habitent une grande maison qu’elles partagent avec des colocs. Zelda, 16 ans, est en fauteuil roulant depuis qu’une voiture l’a renversée, enfant ; l’aînée, Julie, veut la venger. Ne pense qu’à ça – retrouver le chauffard. Zelda, pleine d’énergie et de passion, se destine à la politique. Julie, elle, a sacrifié ses études, sa joie de vivre, pour subvenir à leurs besoins. Aide-soignante dans une maison de retraite, elle a parfois des visions prémonitoires et les morts viennent lui parler… Et puis Baptiste s’immisce dans leur paysage. Charmant, prévenant, il se rend indispensable dans leur cohabitation libre et foldingue. Julie, qui n’a fait que lui manifester son agressivité, s’aperçoit qu’elle est irrésistiblement attirée par lui. Mais comment vivre – vivre un amour – dans la vengeance ?

 

Mon avis

La collection Exprim’ de Sarbacane est une collection dont j’ai beaucoup entendu parler. Je fus très contente de découvrir que la bibliothèque, celle où je me rends généralement, possède certains romans de cette collection. J’en ai donc emprunté quelques-uns dont notamment Zelda La Rouge – qui m’a été vivement conseillé par un bibliothécaire.

Les deux personnages principaux sont deux sœurs totalement différentes. Zelda, la cadette, ne peut plus marcher mais profite néanmoins le plus possible de sa vie. Elle ne pense presque pas au chauffard qu’il l’a renversée. Julie alias Jules, l’aînée, quant elle, n’aspire qu’à une chose : retrouver le conducteur et lui régler son compte. J’aime beaucoup un des messages véhiculés par l’histoire : la personne handicapée n’est pas forcément malheureuse et celle en bonne santé heureuse.

C’est, je pense, l’une des rares fois où je lis un roman dans lequel le protagoniste a un handicap. Je ne sais pas vraiment pourquoi je n’en ai pas lu d’autres plus tôt. L’appréhension peut-être ?  En effet, il s’agit d’un sujet qui me touche particulièrement. Maintenant, j’espère en lire plus parce que ce genre m’intéresse énormément.

Martine Pouchain a été une jolie découverte pour moi. J’aime beaucoup son style d’écriture que j’ai jugé léger et agréable. Au départ, je trouvais qu’elle détaillait trop et ça m’embêtait un peu mais je pense à présent que ce sont des détails qui comptent et qui sont essentiels au bon fonctionnement de l’histoire. Les chapitres ont été divisés sous forme de points de vue de Zelda et Julie. Et, j’apprécie beaucoup ce fait car il permet d’avoir des avis différents sur une situation ou l’autre.

Si je peux faire un reproche à ce roman, c’est d’avoir une fin assez prévisible. Je me doutais un peu de ce qui aller se produire. Du coup, la surprise n’était pas totale. Ce qui n’empêche pourtant pas le roman d’être une lecture très agréable.

 

Quelques citations

« Ça fait des années que je pare au plus pressé et n’ai donc pas la moindre idée de quoi faire de mon existence en dehors de gérer les urgences. »

« Aujourd’hui j’ai envie de dévorer la vie et un appétit d’ogre que tout intéresse : les choses, les lieux, les gens. Je suis redevenue apte aux grands moments. Vous savez, ces moments que les gens appellent des petits bonheurs ? Il y a un truc primordial qui jamais ne les effleure, c’est que le bonheur ne peut pas être petit. Jamais. »

« – Dis, tu mourras jamais, hein ? » – « Jamais. » On parle encore un peu et on finit par s’endormir dans mon lit, comme quand on était petites filles, pour se bercer de l’illusion qu’on a encore tout ce qu’il faut comme famille, ou se persuader qu’on l’a eu déjà. Un grand moment.

« C’est super, comme ça tu pourras te battre pour les conditions de vies des handicapés. »
J’étais sûre que tôt ou tard j’aurais droit à ce genre de remarque, vu que c’est ce qui vient à l’idée presque tout de suite quand un handi arrive à une position influente.

« D’un seul coup, il s’arrête de jouer et il me regarde. Pas longtemps, mais en profondeur. On dirait un pêcheur qui lance sa ligne au fond du puits et hameçonne un truc dont personne ne savait qu’il dormait là depuis toujours, même pas moi. »

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4 réflexions sur “Zelda La Rouge – Martine Pouchain

  1. Naomi. dit :

    Je découvre ton blog tout juste et je trouve déjà qu’esthétiquement il est très joli. :3
    J’ai ce livre dans mes envies depuis un petit temps, j’étais tombée dessus par hasard et je me suis dis que ça changerait de mes lectures habituelles. Je n’ai plus qu’à me laisser tenter et à le trouver maintenant, ta chronique donne bien envie en tout cas !

    Aimé par 1 personne

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